Parole de donateurs : Nos raisons pour lesquelles nous soutenons les Centres Paul Corteville
Yannick est donateur depuis plus de 38 ans et Isabelle depuis 25 ans. Ils ont la volonté d’aider l’Association en réalisant des dons « j’ai l’impression que grâce à nos dons, on va rendre pratiquement les yeux à une personne qui les a perdus, grâce au chien ». Comme le dit si bien Yannick, « Ce sont toujours les petits ruisseaux qui font les très grandes rivières ». Les donateurs sont irremplaçables car l’Association vit uniquement grâce aux dons et aux legs.
1. MARCHER DÉCONTRACTÉ
Avouez-le : quand vous sortez en vous aidant d’une canne blanche, ce n’est généralement pas par plaisir, mais par nécessité. En effet, progresser sur un trottoir dans nos rues citadines encombrées de potelets, de vélos, de motos, de voitures mal stationnées, de trottinettes, de poubelles, de panneaux, d’étals de commerçants, de tranchées de travaux, en effectuant le nécessaire mouvement de balayage constant avec la canne blanche selon la technique enseignée par nos instructeurs de locomotion, cela suppose une concentration de tous les instants, sans possibilité de relâcher son attention une seule seconde sous peine de rencontrer un obstacle plus ou moins brutalement ou de chuter dans un trou. Quelle personne circulant avec une canne blanche n’a pas connu une situation de stress durant laquelle il devient impossible d’avancer, par exemple en passant devant des travaux où un marteau-piqueur émet un bruit tel que l’on perd tous ses repères et son orientation ? Quelle personne non ou très malvoyante n’a pas failli, un jour de fatigue ou de grande distraction, chuter dans la fosse du métro ou du train – lorsque l’accident ne s’est pas réellement produit ? Avec un chien guide, rien de tout cela : vous cheminez allègrement, à une bonne allure, sans aucune crainte car votre guide vous évite tous les obstacles. Un véhicule est garé sur le trottoir ? Des échafaudages vous empêchent d’avancer ? Qu’à cela ne tienne : votre chien vous fait comprendre, selon une technique qu’il a apprise, qu’il n’y a d’autre choix que de descendre sur la chaussée.










